samizdat.net | global http://www.samizdat.net/ fr SPIP - www.spip.net LOPPSI adoptée, Internet sous contrôle ? http://samizdat.net/actualites/article/loppsi-adoptee-internet-sous http://samizdat.net/actualites/article/loppsi-adoptee-internet-sous 2011-02-09T12:36:18Z text/html fr Aris <p>Le Parlement vient d'adopter définitivement le projet de loi LOPPSI, dont l'article 4 met en place la censure administrative d'Internet via le cheval de Troie de la protection de l'enfance. Un tel dispositif extra-judiciaire permettra à terme de généraliser la censure des contenus sur Internet. Dans la droite ligne des projets de Nicolas Sarkozy pour un « Internet civilisé », la censure administrative expose à de dangereuses dérives tout en laissant prospérer les pédophiles et la pédopornographie.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <div class='rss_texte'><p>Le Parlement vient d'adopter définitivement [<a href='http://samizdat.net/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Le texte issu de la Commission mixte paritaire a été adopté par l'Assemblée (...)' id='nh1'>1</a>] le projet de loi LOPPSI, dont l'article 4 met en place la censure administrative d'Internet via le cheval de Troie de la protection de l'enfance. Un tel dispositif extra-judiciaire permettra à terme de généraliser la censure des contenus sur Internet. Dans la droite ligne des projets de Nicolas Sarkozy pour un « Internet civilisé », la censure administrative expose à de dangereuses dérives tout en laissant prospérer les pédophiles et la pédopornographie.</p> <p>Loppsi, non à la censure du netL'Assemblée nationale et le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi ultra-sécuritaire LOPPSI, et notamment son article 4 qui met en œuvre le filtrage administratif du Net au prétexte de lutte contre la pédopornographie en ligne. Pourtant, le blocage de sites n'empêchera en rien les criminels qui se livrent à la production et à la distribution de ces contenus de prospérer [<a href='http://samizdat.net/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Plutôt que d'instrumentaliser la protection de l'enfance pour faire accepter (...)' id='nh2'>2</a>]. Il s'agit en réalité d'un faux prétexte visant à légitimer le filtrage administratif d'Internet, et à déployer une infrastructure technique de censure. Nul ne pourra contrôler la façon dont ces mesures de filtrage seront mises en place, pas même un juge, et il n'y aura aucun moyen de s'y opposer puisque les sites bloqués seront consignés dans une liste noire secrète.</p> <p>Les événements tunisiens et égyptiens ont montré le rôle essentiel de la liberté d'expression sur Internet pour la démocratie. Ils ont également démontré l'inefficacité du filtrage ciblé aussi bien en Tunisie qu'en Égypte. Dans ce dernier pays, constatant l'échec du filtrage, le régime a procédé à une coupure totale d'Internet, à laquelle il a dû renoncer lui-même au bout de quelques jours. La Quadrature du Net exprime son indignation de voir le gouvernement et le Parlement, s'engager — pour d'autres motifs — dans ces trajectoires absurdes et dangereuses.</p> <p>« L'article 4 de la LOPPSI constitue une violation totalement disproportionnée de la liberté d'expression et de communication, notamment dans le cas d'inévitables censures collatérales, et semble de ce fait inconstitutionnel [<a href='http://samizdat.net/#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir la note de La Quadrature du Net « Le filtrage d'Internet viole l'État de (...)' id='nh3'>3</a>]. Il faut espérer que le Conseil constitutionnel s'opposera à ce dispositif extra-judiciaire de censure de l'information en ligne. », indique Félix Tréguer, chargé des affaires institutionnelles et juridiques à La Quadrature du Net.</p> <p>« Le contrôle du Net est à l'ordre du jour du G8 et du G20 présidés par Nicolas Sarkozy, au travers de la notion d'un “Internet civilisé”. Dans ce contexte, il est extrêmement inquiétant de voir le Parlement imposer le filtrage administratif d'Internet. Au même titre que l'HADOPI instrumentalise les artistes et élude la question du financement de la création à l'ère numérique, le blocage de l'accès aux sites ne règle absolument rien au problème de la pédopornographie. Le cheval de Troie de la protection de l'enfance ouvre la porte, par ce vote, à la censure généralisée du Net [<a href='http://samizdat.net/#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Le président Sarkozy a déja promis le filtrage aux industries du (...)' id='nh4'>4</a>]. Les citoyens épris d'Internet et de libertés doivent agir et dénoncer cette instrumentalisation », conclut Jérémie Zimmermann, co-fondateur de La Quadrature du Net.</p> <p>Paris, 8 février 2011 <strong>La Quadrature du Net</strong> <a href='http://www.laquadrature.net/fr' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/fr</a></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] Le texte issu de la Commission mixte paritaire a été adopté par l'Assemblée nationale cet après-midi. Au Sénat, le vote aura lieu dans la soirée.</p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'>2</a>] Plutôt que d'instrumentaliser la protection de l'enfance pour faire accepter le filtrage, le gouvernement aurait pu faire le choix de renforcer ses efforts pour obtenir le retrait des contenus incriminés des serveurs qui les hébergent. Il aurait également pu tenter d'améliorer la coopération internationale dans ce domaine. Ces modes d'action sont d'ailleurs recommandés par l'association d'information et de prévention sur la pédophilie, l'Ange Bleu qui s'oppose à l'article 4 : <a href='http://www.ange-bleu.com/article.php?type=actualites&origine=juriactu&id=113' class='spip_out'>« LOPPSI : la protection de l'enfance, cheval de Troie du filtrage généralisé d'Internet ? »</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'>3</a>] Voir la note de La Quadrature du Net <a href='http://www.laquadrature.net/fr/le-filtrage-dinternet-viole-letat-de-droit' class='spip_out'>« Le filtrage d'Internet viole l'État de droit »</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'>4</a>] Le président Sarkozy a déja promis le filtrage aux industries du divertissement : « Plus on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. […] Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage. » – Vœux au monde de la culture du Président de la République, 7 janvier 2010 : <a href='http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=100107-discours-Voeux_culture.pdf' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.elysee.fr/download/?mode...</a> <br />Éric Besson a également suggéré que WikiLeaks devrait être interdit en France, sans qu'aucune décision judiciaire n'ait pourtant condamné l'organisation : <a href='http://www.laquadrature.net/fr/wikileaks-et-la-censure-politique-dinternet-nous-voila-prevenus' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/fr/wiki...</a></p></div> Mais où est donc passé Wikileaks ? http://samizdat.net/actualites/article/mais-ou-est-donc-passe-wikileaks http://samizdat.net/actualites/article/mais-ou-est-donc-passe-wikileaks 2010-12-07T07:19:03Z text/html fr Aris Une - Sélection <p>Le site <strong>Wikileaks</strong> dérange, et depuis quelques temps tout est fait pour le réduire au silence... En réaction une vaste chaîne de solidarité s'organise sur l'Internet, <strong>Wikileaks</strong> est désormais partout, dupliqué par des centaines de serveurs miroirs partout dans le monde, disponible aussi en téléchargement sur les réseaux P2P et les serveurs de partage de fichiers.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> / <a href="http://samizdat.net/mot/une-selection" rel="tag">Une - Sélection</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L131xH150/arton47-05f71.jpg" alt="" align="right" width='131' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:131px;' /> <div class='rss_texte'><p>Le site <strong>Wikileaks</strong> dérange, et depuis quelques temps tout est fait pour le réduire au silence : attaques DDOS contre ses serveurs, défection de ses prestataires (Amazon pour l'hébergement, EveryDNS pour les serveurs de noms, Paypal pour la collecte de fond), pour ne rien dire des menaces multiples de poursuites...</p> <p>En réaction une vaste chaîne de solidarité s'organise sur l'Internet, <strong>Wikileaks</strong> est désormais partout, dupliqué par des centaines de serveurs miroirs partout dans le monde, disponible aussi en téléchargement sur les réseaux P2P et les serveurs de partage de fichiers.</p> <p>Quelle que soit notre évaluation du travail et de la stratégie de <strong>Wikileaks</strong>, du point de vue de <i>la liberté de l'information</i>, nous ne pouvons accepter que les Etats et les grandes compagnies décident à notre place de ce qu'il est possible ou non de publier sur leurs agissements.</p> <p>Voici donc notre modeste contribution à cette insurrection de l'information libre : <br /><a href='http://wikileaks.samizdat.net/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://wikileaks.samizdat.net/</a> <br /><a href='http://wikileaks.samizdat.net/site.tar.bz2' class='spip_out' rel='nofollow' >http://wikileaks.samizdat.net/site....</a></p> <p>Vous pouvez consulter plusieurs listes de miroirs : <br /><a href='http://wikileaks.samizdat.net/mirrors.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://wikileaks.samizdat.net/mirro...</a> <br /><a href='http://wikimirrors.piratskapartija.com/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://wikimirrors.piratskapartija.com/</a> <br /><a href='http://piratenpad.de/CBlttttTHT' class='spip_out' rel='nofollow' >http://piratenpad.de/CBlttttTHT</a></p></div> Surveiller (son) BlackBerry http://samizdat.net/actualites/article/surveiller-son-blackberry http://samizdat.net/actualites/article/surveiller-son-blackberry 2010-12-04T22:56:25Z text/html fr Aris <p>Un nouveau site Internet, Project RIM Check, devrait permettre d'en savoir plus sur le contrôle et la surveillance des BlackBerry mis en place par différents pays. Ce projet est motivé par « un besoin général de surveiller les activités des acteurs du secteur privé qui possèdent et exploitent le cyberespace, particulièrement depuis qu'elles sont soumises à des pressions croissantes pour coopérer avec les gouvernements sur la surveillance nationale et la censure. »</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <div class='rss_texte'><p>Un nouveau site Internet, <a href='https://rimcheck.org/' class='spip_out'><strong>Project RIM Check</strong></a>, devrait permettre d'en savoir plus sur le contrôle et la surveillance des BlackBerry mis en place par différents pays. Ce projet est motivé par « un besoin général de surveiller les activités des acteurs du secteur privé qui possèdent et exploitent le cyberespace, particulièrement depuis qu'elles sont soumises à des pressions croissantes pour coopérer avec les gouvernements sur la surveillance nationale et la censure » [<a href='http://samizdat.net/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://citizenlab.org/2010/10/infor...)' id='nh1'>1</a>].</p> <p>Reporters sans frontières soutient le <strong>Citizen Lab</strong> dans son projet et salue une initiative destinée à mieux informer les usagers de BlackBerry.</p> <p>Alors qu'en Inde la suspension des services de BlackBerry vient d'être annulée, ce nouvel outil Internet a été mis en place par l'université de Toronto pour contrôler "qui a accès à quoi" depuis les concessions de RIM, propriétaire de BlackBerry, accordées aux pays aux exigences de plus en plus liberticides.</p> <p>L'Inde aurait conclu avec RIM une entente intermédiaire pour l'interception légale des services de BlackBerry. Un ultimatum pour un accord définitif a été fixé au 31 janvier 2011. Les services de BlackBerry ne sont donc pas, pour le moment, interrompus dans le pays. Mais à quel prix ?</p> <p>C'est ce que tente d'élucider le site Internet de l'université de Toronto et son célèbre <i>Citizen Lab</i>, un centre de recherche sur les technologies et les droits de l'homme, en partenariat avec le think tank SevDev Group. Le site a été élaboré pour suivre le trafic de données des Blackberry et faire la lumière sur le degré de sécurisation de la transmission des données via ces smartphones.</p> <p>Les utilisateurs de BlackBerry sont invités à visiter le site <a href='https://rimcheck.org/' class='spip_out'><strong>RIM Check</strong></a> pour fournir aux chercheurs du <i>Citizen Lab</i> des données relatives au trafic de données, qui, une fois analysées, dévoileront l'emplacement des serveurs de RIM. </p> <p>Récemment, différents gouvernements, sous couvert de la défense de la sécurité nationale, avaient demandé à RIM d'installer des serveurs à l'intérieur de leurs juridictions, afin de faciliter la surveillance des communications. Reporters sans frontières dénonce l'instauration d'une surveillance en ligne et les risques de contrôle par les autorités des dissidents. L'organisation a également demandé à RIM de faire preuve de plus de transparence.</p> <p>Source : <a href='http://fr.rsf.org/inde-le-citizen-lab-developpe-une-04-11-2010,38743.html' class='spip_out'>Reporters sans frontières</a></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] <a href='http://citizenlab.org/2010/10/information-warfare-monitor-citizen-lab-and-secdev-group-announces-rim-monitoring-project/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://citizenlab.org/2010/10/infor...</a>)</p></div> Urgence à repenser brevets et droit d'auteur http://samizdat.net/actualites/article/acta-urgence-a-repenser-brevets-et http://samizdat.net/actualites/article/acta-urgence-a-repenser-brevets-et 2010-07-11T12:35:12Z text/html fr Root Une - Sélection <p>Quel que soit le texte final au terme des prochains rounds des négociations, l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) demeurera illégitime, tant par son processus d'élaboration (hors de tout contrôle démocratique) que par son contenu (renforçant encore un régime juridique dépassé). L'accès aux médicaments des pays les plus pauvres et la protection des libertés individuelles des citoyens dans leur usage d'Internet et des technologies numériques sont des questions trop cruciales pour être laissées aux aléas de négociations à huis-clos.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> / <a href="http://samizdat.net/mot/une-selection" rel="tag">Une - Sélection</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L150xH110/arton45-dc42a.png" alt="" align="right" width='150' height='110' class='spip_logos' style='height:110px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Quel que soit le texte final au terme des prochains rounds des négociations, l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) demeurera illégitime, tant par son processus d'élaboration (hors de tout contrôle démocratique) que par son contenu (renforçant encore un régime juridique dépassé). L'accès aux médicaments des pays les plus pauvres et la protection des libertés individuelles des citoyens dans leur usage d'Internet et des technologies numériques sont des questions trop cruciales pour être laissées aux aléas de négociations à huis-clos.</p> <p>À l'ère des échanges globalisés, le partage de l'information fait avancer les sociétés et sauve des vies. L'ACTA est l'emblème d'un combat d'arrière-garde, celui de la répression du partage de l'information et du savoir. Sans attendre la fin des négociations, nous demandons aux gouvernements négociateurs d'ACTA d'impérativement :</p> <ul class="spip"><li> repenser intégralement le droit d'auteur pour garantir le potentiel de participation démocratique, d'accès à la culture et d'innovation permis par le partage d'informations en réseau, tout en garantissant les libertés individuelles ;</li></ul> <ul class="spip"><li> repenser le système des brevets pour l'adapter à un monde où trois grandes pandémies font 15.000 mortEs par jour en raison de l'absence de traitements accessibles pour touTEs. </li></ul> <p>ACTA appartient déjà au passé.</p> <p><strong><a href='http://www.laquadrature.net/fr/acta-urgence-a-repenser-brevets-et-droit-dauteur-lettre-ouverte' class='spip_out'>Voir la liste des signataires</a></strong></p></div> Allemagne : la police perquisitionne un provider alternatif http://samizdat.net/actualites/article/allemagne-la-police-perquisitionne http://samizdat.net/actualites/article/allemagne-la-police-perquisitionne 2010-04-29T06:18:34Z text/html fr Aris <p>La police berlinoise a aujourd'hui lundi 26 avril 2010 perquisitionné le <i>provider</i> berlinois SO36. Le but de l'action était de le rendre responsable de la page antimilitariste bamm.de. Concrètement ce sont des serveurs de SO36.net ainsi que l'appartement d'une des personnes en charge du travail de maintenance...</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L80xH71/arton44-22ffa.png" alt="" align="right" width='80' height='71' class='spip_logos' style='height:71px;width:80px;' /> <div class='rss_texte'><p>La police berlinoise a aujourd'hui lundi 26 avril 2010 perquisitionné le <i>provider</i> berlinois SO36. Le but de l'action était de le rendre responsable de la page antimilitariste bamm.de. Ce site est celui de la fédération berlinoise et brandebourgeoise de la société allemande pour la paix-association des objecteurs de guerre (DFG-VK) qui se trouve à l'adresse <a href='http://www.bamm.de/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.bamm.de</a> et hébergée par SO36.net</p> <p>Concrètement ce sont des serveurs de SO36.net ainsi que l'appartement d'une des personnes en charge du travail de maintenance et officiellement responsable pour le domaine bamm.de auprès de l'agence des domaines DENIC. Les agents de la police criminelle berlinoise ont saisi plusieurs serveurs. Peu de temps après le procureur s'est ravisé et a fait ramener les serveurs sans que les données ne soient copiées. Cependant dans l'appartement perquisitionné deux ordinateurs et plusieurs disques durs ont été saisis.</p> <p>C'est dans le même but que la police a perquisitionné la librairie Schwarze Risse à Mehringhof Berlin lundi dernier. Ce qui provoque la colère officielle est un flyer « faisons la fête quand ils tombent » qui appelle à sabrer le champagne lors de la mort de soldats allemands. Cette action a été mise en avant comme satirique par la DFG-VK et déclarée dès lors terminée. La police tient la DFG-VK responsable « de refuser le droit à l'existence des soldats de la Bundeswehr stationnés et par cet appel festif de mettre en cause le sentiment de sécurité des soldats et de leurs proches. »</p> <p>C'est un scandale que les personnes critiques à l'égard de l'implication militaire de l'Allemagne soient confrontées à la répression d'Etat, alors qu'au même moment le procureur abandonne les poursuites contre l'officier Klein responsable du bombardement de Kundus.</p> <p>SO36.net est un Provider internet de gauche non commercial qui met à disposition des infrastructures et des services techniques pour des individus et des groupes politiques. Depuis longtemps SO36.net est dans le viseur des autorités, car il s'engage pour garantir des communications libres et gratuites. La dernière fois le serveur SO36.net a été perquisitionnée dans le cadre de la procédure 129a le 9 mai 2007 dans le cadre du contre sommet du G8 à Heiligendamm.</p> <p>Avec cette action la police criminelle de Berlin blesse une fois de plus le droit fondamental de la liberté d'expression ainsi que le secret des communications. L'opposition à la guerre en Afghanistan ainsi que l'hébergement de sites politique, n'est pas seulement légitime, il est nécessaire.</p> <p>Communiqué de presse du provider SO36.net traduit <br />(Version originale : <a href='http://so36.net/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://so36.net/</a>)</p></div> Le libre censuré à la Cité des Sciences http://samizdat.net/actualites/article/le-libre-censure-a-la-cite-des http://samizdat.net/actualites/article/le-libre-censure-a-la-cite-des 2010-04-28T07:24:19Z text/html fr Aris <p>Alors que la nouvelle exposition de la Cité des Sciences, ouverte depuis Mardi, prends place, nous apprenons que la minuscule partie consacrée au libre s'est tout simplement faite censurée par le principal sponsor de l'évènement.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L100xH100/arton43-2a0f2.jpg" alt="" align="right" width='100' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:100px;' /> <div class='rss_texte'><p>Alors que la nouvelle exposition de la Cité des Sciences, ouverte depuis Mardi, prends place, nous apprenons que la minuscule partie consacrée au libre s'est tout simplement faite censurée par le principal sponsor de l'évènement.</p> <p>La nouvelle exposition de la Cité des Sciences, intitulée « La vraie expo qui parle du faux » porte sur la contrefaçon. Organisée avec l'Institut National de la Propriété Intellectuelle (un institut public), on y trouvera des informations sur les pratiques de contrefaçon à travers le monde, autant sur les contenus matériels et immatériels. On pense inévitablement aux logiciels et à la musique qui sont concernés par le piratage : vos bambins seront donc initiés au droit d'auteurs et aux fameux messages que l'on commence à connaître – « Pirater c'est voler. »</p> <p>Pourtant, bien qu'il soit question de propriété intellectuelle, nous n'auront pas la chance d'entendre parler du phénomène libre, pourtant en pleine expansion autant au niveau informatique qu'au niveau culturel. L'exposition était censée présenter succinctement le Libre [<a href='http://samizdat.net/#nb1-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Le texte est disponible ici : http://www.transactiv-exe.org/spip....' id='nh1-1'>1</a>] :</p> <p>« Initialement, les commissaires de l'exposition avaient prévu de consacrer un modeste volet à la présentation du Libre [...] un texte concis définissant le Libre, ses enjeux et ses perspectives » raconte Isabelle Vodjdani du collectif Libre Accès.</p> <p>Ce ne sera pas le cas, car figurez-vous que ce volet s'est tout simplement fait... censuré par le sponsor de l'évènement. Étrange me direz-vous. Eh oui. Et de façon assez violente, même : l'auteur du texte a reçu quelques jours avant le début de l'exposition un mail de la part du commissaire en chef pour l'en informer. Lisez-vous même.</p> <p>« Notre partenaire principal, l'INPI, est farouchement opposé à ce que l'exposition donne la parole aux défenseurs du « libre. » Nous avons essayé de discuter et d'argumenter avec eux mais l'INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d'enregistrer »</p> <p>Farouchement opposé.. ? On voit assez mal comment un institut public, dans le cadre d'une exposition portant sur la propriété intellectuelle puisse être farouchement opposée à informer la population sur ce nouveau phénomène qui renverse complètement la notion de droit d'auteur. Si des boites comme Microsoft faisait pressions pour qu'on utilise Windows plutôt que Linux, on pourrait commencer à penser à de l'acharnement. Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est le cas.</p> <p>Évidemment, l'information n'est pas passée inaperçue puisqu'elle a fait le tour des blogs qui parlent de l'actualité libre et informatique. A tel point que plusieurs internautes auraient signaler leur mécontentement à la Cité des Sciences. Cette dernière et l'INPI ont donc réagi et ont craché dans un récent communiqué :</p> <p>« A quelques jours de l'ouverture de l'exposition, le comité de pilotage de l'exposition, a décidé collégialement que ce texte, qui prend la forme d'un sonore, ne figurerait pas dans l'exposition. Nous avons finalement choisi de ne pas aborder le thème du logiciel libre dans cette exposition sur la contrefaçon afin d'éviter toute confusion et mélange des genres entre libre et contrefaçon, pour un public non-initié. Il ne s'agit donc en aucun cas d'une censure mais d'un souci légitime de clarté. »</p> <p>Ah, ben oui, d'un seul coup tout devient clair. En fait, les gens sont juste trop stupides pour faire la différence entre les deux. Merci l'INPI. Je me sens d'un seul coup totalement rassuré que les médias tiennent la clarté à coeur et qu'ils prennent soin de ne pas manipuler les esprits des pauvres innocents qui pourraient confondre libre et contrefaçon. Imaginez si ils étaient gouvernés par des intérêts privés...</p> <p>A la base, on avait donc une expo qui a priori se voulait complète, transparente, de bonne foi. Au lieu de ça, vous pourrez apprendre le bien fondé du Copyright [<a href='http://samizdat.net/#nb1-2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/15...' id='nh1-2'>2</a>] mais vous n'entendrez pas parler des Creatives Commons [<a href='http://samizdat.net/#nb1-3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://fr.creativecommons.org/' id='nh1-3'>3</a>]. Vous découvrirez également comment les méchants pirates détruisent les emplois de l'industrie cinématographique [<a href='http://samizdat.net/#nb1-4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/15...' id='nh1-4'>4</a>] et musicale [<a href='http://samizdat.net/#nb1-5' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.lepoint.fr/actualites-me...' id='nh1-5'>5</a>]. Une exposition censurée, qui ne montre qu'une dichotomie entre « légal payant » et « contrefaçon illégale » sans montrer d'alternative...</p> <p>Si vous n'êtes pas vraiment convaincus par les déclarations officielles, sachez que des mouvements de protestations sont en train d'être mis en place. Si vous estimez que les gens sont capables de faire la différence entre copyright, libre, et contrefaçon, et qu'il est pertinent de parler de libre dans le cadre de cette expo, vous pouvez participer au tractage qui se met en place ici [<a href='http://samizdat.net/#nb1-6' class='spip_note' rel='footnote' title='http://forum.framasoft.org/viewtopi...' id='nh1-6'>6</a>] ou organiser votre contestation. Richard Stallman lui-même [<a href='http://samizdat.net/#nb1-7' class='spip_note' rel='footnote' title='http://lists.pirateweb.net/pipermai...' id='nh1-7'>7</a>] ainsi que le parti pirate pense qu'il serait pertinent de manifester notre mécontentement.</p> <p>Version originale de ce texte publiée sur le site de la Ligue Odebi : <a href='http://www.odebi.org/content/le-libre-censur%C3%A9-%C3%A0-la-cit%C3%A9-des-sciences' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.odebi.org/content/le-lib...</a></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-1' id='nb1-1' class='spip_note' title='Notes 1-1' rev='footnote'>1</a>] Le texte est disponible ici : <a href='http://www.transactiv-exe.org/spip.php?article141' class='spip_out'>http://www.transactiv-exe.org/spip....</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-2' id='nb1-2' class='spip_note' title='Notes 1-2' rev='footnote'>2</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/15394-a-lire-en-1839-quand-louis-blanc-attaquait-deja-la-perversite-du-droit-d-auteur.html' class='spip_out'>http://www.numerama.com/magazine/15...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-3' id='nb1-3' class='spip_note' title='Notes 1-3' rev='footnote'>3</a>] <a href='http://fr.creativecommons.org/' class='spip_out'>http://fr.creativecommons.org/</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-4' id='nb1-4' class='spip_note' title='Notes 1-4' rev='footnote'>4</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/15472-les-pirates-iraient-ils-aussi-au-cinema-nouvelle-hausse-de-la-frequentation-pour-ce-premier-trimestre.html' class='spip_out'>http://www.numerama.com/magazine/15...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-5' id='nb1-5' class='spip_note' title='Notes 1-5' rev='footnote'>5</a>] <a href='http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-04-10/controle-des-comptes-comment-la-sacem-se-goinfre/1253/0/442942' class='spip_out'>http://www.lepoint.fr/actualites-me...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-6' id='nb1-6' class='spip_note' title='Notes 1-6' rev='footnote'>6</a>] <a href='http://forum.framasoft.org/viewtopic.php?f=12&t=33931' class='spip_out'>http://forum.framasoft.org/viewtopi...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh1-7' id='nb1-7' class='spip_note' title='Notes 1-7' rev='footnote'>7</a>] <a href='http://lists.pirateweb.net/pipermail/pp.international.general/2010-April/006698.html' class='spip_out'>http://lists.pirateweb.net/pipermai...</a></p></div> ACTA attaque l'Internet ! Attaquons ACTA ! http://samizdat.net/actualites/article/acta-attaque-l-internet-attaquons http://samizdat.net/actualites/article/acta-attaque-l-internet-attaquons 2010-01-27T05:26:12Z text/html fr Root <p>Les négociations sur l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) se tiendront du 26 janvier au 29 janvier à Mexico. Le but de l'ACTA est de contrôler Internet, tout en évitant soigneusement les processus démocratiques. Des négociateurs non-élus aux ordres des industries du divertissement attaquent l'essence même d'Internet.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <div class='rss_texte'><p><i>Les négociations sur l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) se tiendront du 26 janvier au 29 janvier à Mexico. Le but de l'ACTA est de contrôler Internet, tout en évitant soigneusement les processus démocratiques. Des négociateurs non-élus aux ordres des industries du divertissement attaquent l'essence même d'Internet. Attaquons l'ACTA ! Dévoilons ses négociateurs pour les mettre face à leurs responsabilités.</i></p> <p>Du 26 au 29 janvier, des représentants d'une poignée de pays (dont l'Union européenne, représentée par la Commission) se rencontreront à Mexico pour décider du futur de l'Internet et d'autres problématiques telle l'accès aux médicaments. Sans contrôle d'organisation démocratique et supervision démocratique, les conditions sont idéales pour que les lobbies du divertissement accomplissent leur rêve : imposer un régime de copyright fondamentalement inadapté en vue de contrôler l'Internet et l'accès aux savoirs. Plus de 80 organisations non-gouvernementales du monde entier (dont Consumers International, Reporters sans frontière, la Free Software Foundation et l'Electronic Frontier Foundation) ont déjà signé une lettre ouverte s'opposant fermement à l'ACTA [1].</p> <p>La dernière analyse de la Commission européenne [2] dévoile l'intention du texte : imposer un accord « volontaire » entre les fournisseurs d'accès Internet et les titulaires de droits pour combattre de manière extra-judiciaire les atteintes au droits d'auteur par une riposte graduée et le filtrage ou une suppression automatisée des contenus. Pour forcer les opérateurs à accepter de telles restrictions, ACTA les rendra responsable des atteintes au droit d'auteur effectuées par leurs utilisateurs.</p> <p>« En créant une insécurité juridique pour les opérateurs d'Internet, l'ACTA les forcera à céder sous la pression des industries du divertissement. L'ACTA obligera les fournisseurs d'accès à Internet à filtrer et enlever contenus et services, les transformant en auxiliaires privés de police et de justice. Nous ne pouvons tolérer que des restrictions aux droits et libertés fondamentaux soient imposées par des acteurs privés. Une telle modification du droit pénal par les gouvernements eux-même, dans l'opacité la plus totale, montre combien les personnes à l'origine de l'ACTA haïssent la démocratie. » analyse Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.</p> <p>La Quadrature du Net appelle chaque citoyen à participer à la prise de conscience des dangers de l'ACTA (voir le policy brief [3] et à dévoiler ses négociateurs afin qu'ils aient à faire face à leurs reponsabilités. Une page de campagne participative dédiée [4] est fournie à cet effet : <a href='http://www.laquadrature.net/wiki/Attack_ACTA' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/wiki/At...</a></p> <p>« Obéissant aux industries de la musique et du cinéma, des négociateurs non-élus sont en train de décider du futur d'Internet. Nous devons les en tenir responsable et s'assurer qu'ils assumeront les conséquences de leurs décisions. » conclut Jérémie Zimmermann.</p> <p>Paris, le 25 janvier 2009</p> <p><strong>Références</strong></p> <p>1. ACTA : A Global Threat to Freedoms – open letter : <a href='http://www.laquadrature.net/fr/acta-menace-globale-pour-les-libertes-lettre-ouverte' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/fr/acta...</a> <br />2. <a href='http://sharemydoc.org/files/philip/ec_analysis_of_acta_internet_chapter.pdf' class='spip_out' rel='nofollow' >http://sharemydoc.org/files/philip/...</a> <br />3. <a href='http://www.laquadrature.net/files/LaQuadratureduNet-20100124_Policy_Brief-Shedding_the_Light_on_ACTA.pdf' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/files/L...</a> <br />4. Page de campagne « Attack ACTA » sur le wiki de La Quadrature : <a href='http://www.laquadrature.net/wiki/Attack_ACTA' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/wiki/At...</a></p></div> <div class='rss_ps'><p><strong>À propos de la Quadrature du Net</strong></p> <p>La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Elle promeut une adaptation de la législation française et européenne qui soit fidèle aux valeurs qui ont présidé au développement d'Internet, notamment la libre circulation de la connaissance.</p> <p>À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d'expression, le droit d'auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée.</p> <p>Elle fournit aux citoyens intéressés des outils leur permettant de mieux comprendre les processus législatifs afin d'intervenir efficacement dans le débat public.</p> <p>Liste des soutiens : <a href='http://www.laquadrature.net/fr/ils-soutiennent-la-quadrature-du-net' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.laquadrature.net/fr/ils-...</a></p></div> Un appel de Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia http://samizdat.net/actualites/article/un-appel-de-jimmy-wales-co http://samizdat.net/actualites/article/un-appel-de-jimmy-wales-co 2009-12-30T08:29:00Z text/html fr Aris <p>Aujourd'hui, je vous demande de faire un don pour soutenir Wikipédia. Nous avons lancé Wikipédia en 2001, et au cours des huit dernières années, j'ai vu avec émerveillement et humilité des centaines de milliers de bénévoles se joindre à moi pour construire la plus grande encyclopédie de l'histoire de l'humanité.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L124xH124/arton41-71df3.png" alt="" align="right" width='124' height='124' class='spip_logos' style='height:124px;width:124px;' /> <div class='rss_texte'><p>Aujourd'hui, je vous demande de faire un don pour soutenir Wikipédia. Nous avons lancé Wikipédia en 2001, et au cours des huit dernières années, j'ai vu avec émerveillement et humilité des centaines de milliers de bénévoles se joindre à moi pour construire la plus grande encyclopédie de l'histoire de l'humanité.</p> <p>Wikipédia n'est pas un site Web commercial. C'est une œuvre communautaire, entièrement écrite et financée par des personnes telles que vous. Plus de 340 millions de personnes utilisent Wikipédia tous les mois, soit presque un tiers des personnes ayant accès à Internet. Vous faites partie de notre communauté.</p> <p>Je crois en nous. Je crois que Wikipédia ne cesse de s'améliorer. C'est son principe même : une personne écrit quelque chose, une autre le perfectionne et ainsi Wikipédia ne cesse de s'améliorer, avec le temps. Si vous la trouvez utile aujourd'hui, imaginez tout ce que nous pouvons accomplir ensemble dans les cinq, dix ou vingt années à venir.</p> <p>Wikipédia est la preuve du pouvoir qu'a tout un chacun de rendre possible l'extraordinaire. Ce sont des gens comme nous qui écrivent Wikipédia, petit à petit. Ce sont des gens comme nous qui la soutiennent financièrement. C'est la preuve que tous ensemble, nous pouvons changer le monde.</p> <p>Nous devons protéger l'espace où se réalise cette œuvre importante. Nous devons protéger Wikipédia. Nous voulons qu'elle reste libre d'accès et libre de toute publicité. Nous voulons qu'elle reste libre : vous pouvez utiliser l'information de Wikipédia de la manière que vous souhaitez. Nous voulons qu'elle continue à grandir, diffusant la connaissance partout et invitant chacun à participer.</p> <p>La Wikimedia Foundation est une organisation à but non lucratif que j'ai fondée en 2003 pour héberger, développer, entretenir et protéger Wikipédia. Avec dix millions de dollars américains par an et un effectif de moins de 35 personnes, elle héberge le cinquième site Web le plus lu dans le monde entier. Je vous demande votre aide pour que nous puissions continuer notre travail.</p> <p>Imaginez un monde dans lequel chaque personne pourrait partager librement l'ensemble des connaissances humaines. C'est ce vers quoi nous nous dirigeons. Et avec votre aide, nous y arriverons.</p> <p>Merci d'utiliser Wikipédia. Vous faites partie de l'aventure : s'il vous plaît, faites un don.</p> <p><strong>Jimmy Wales</strong> <br />Co-fondateur de Wikipédia</p> <p>Source : <a href='http://wikimediafoundation.org/wiki/AppealCH/fr?utm_source=2009_Jimmy_Appeal9&utm_medium=sitenotice&utm_campaign=fundraiser2009&referrer=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FGettext&target=Appeal' class='spip_out'>http://wikimediafoundation.org</a></p></div> <div class='rss_ps'><p><strong>Pour la pérennité de Wikipédia.</strong> Vous pouvez faire un don en ligne via cette page qui explique aussi comment sera utilisé l'argent collecté : <a href='http://wikimediafoundation.org/wiki/Global_Support/fr?utm_medium=AppealCH&utm_campaign=fundraiser2009&utm_source=2009_Jimmy_Appeal9' class='spip_out'>http://wikimediafoundation.org/wiki...</a></p></div> Lawrence Lessig : couper l'accès Internet, « une idée terrible » http://samizdat.net/actualites/article/lawrence-lessig-couper-l-acces http://samizdat.net/actualites/article/lawrence-lessig-couper-l-acces 2009-11-25T14:34:33Z text/html fr Aris Une - Sélection <p>À l'occasion du Forum d'Avignon qui s'est déroulé ces jours-ci, le célèbre juriste spécialisé dans le droit d'auteur s'est exprimé sur la loi Hadopi, récemment votée par le parlement français. Pour le professeur de droit, activiste de la culture libre, la riposte graduée – avec la coupure de l'accès Internet en dernier recours – est tout simplement « une idée terrible. »</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> / <a href="http://samizdat.net/mot/une-selection" rel="tag">Une - Sélection</a> <img src="http://samizdat.net/local/cache-vignettes/L150xH150/arton40-92250.jpg" alt="" align="right" width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Alors que le Forum d'Avignon va fermer ses portes aujourd'hui, le quotidien économique <i>La Tribune</i> a obtenu un entretien avec Lawrence Lessig, célèbre juriste à l'origine des licences Creative Commons et également professeur de droit à l'université d'Harvard. Son passage en France est l'occasion pour ce spécialiste du droit de la propriété intellectuelle et activiste notoire de revenir notamment sur le vote récent de Hadopi.</p> <p>Rappelant ne pas être « un partisan du piratage », le célèbre professeur de droit considère que la stratégie française visant à gérer la question du téléchargement illégal est sur la mauvaise voie. Si cela pose un nouveau défi au législateur et aux ayants droits, il considère cependant que « couper l'accès à Internet est une idée terrible », dans la mesure où c'est devenu « une partie essentielle de la vie des gens. »</p> <p>Pour Lawrence Lessig, la meilleure solution serait la « perception d'un forfait culturel pour l'accès aux oeuvres sur Internet. » Hélas, une redevance fixe à travers une licence globale n'a jamais reçu le moindre écho favorable de la part du gouvernement français. Dès le deuxième jour des discussions sur la loi Hadopi, l'Assemblée nationale rejetait une version moderne de la licence globale [<a href='http://samizdat.net/#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/12...' id='nh2-1'>1</a>]. « Ce projet de loi ne vise pas à remettre à plat toutes les répartitions de revenus entre les ayants droits, mais à développer les revenus globaux de l'offre légale » avait alors lancé le rapporteur de la loi, Franck Riester.</p> <p>Quant à la question de savoir si le détournement ou la transformation de certains contenus sous prétexte de créativité est une violation du travail des artistes, Lawrence Lessig est on ne peut plus clair : il faut cesser de sacraliser à tout prix le travail d'un individu, qu'il soit artiste ou non. « On n'a jamais contrôlé à ce point l'usage de la culture qui nous entoure. C'est une vision extrême du copyright qui conduit nos enfants à braver la prohibition » confie-t-il.</p> <p>Preuve de cette dérive, la censure d'une vidéo [<a href='http://samizdat.net/#nb2-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Version originale en anglais : http://www.numerama.com/magazine/12... (...)' id='nh2-2'>2</a>] retraçant une conférence de Lawrence Lessig, dont le sujet était justement les raisons qui devraient pousser le législateur à modifier les règles du droit d'auteur, pour permettre à la société de sortir de la culture du « lecture seule » imposée par la technologie et les médias du 20e siècle, et entrer à nouveau dans une culture « lecture écriture », adaptée aux technologies d'aujourd'hui.</p> <p>La culture ne va pas s'effondrer, pas plus que les industries culturelles. En revanche, ces dernières seront tôt ou tard amenées à changer. « Le futur sera hybride, avec une culture amateur et une culture professionnelle qui continuera de générer des revenus » explique Lawrence Lessig. « Le modèle des blockbusters qui font des hits [<a href='http://samizdat.net/#nb2-3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/14...' id='nh2-3'>3</a>] est remplacé par une plus large palette d'artistes pour des goûts différents. » Pour la diversité culturelle [<a href='http://samizdat.net/#nb2-4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/14...' id='nh2-4'>4</a>], cela ne peut être que souhaitable.</p> <p>Finalement, l'adoption de cette loi risque de nourrir encore pour un temps « la guerre contre le copyright. » Néanmoins, Lawrence Lessig est plutôt confiant dans l'avenir. Pas moins de 150 millions de contenus culturels sont protégés par des licences souples Creative Commons et les internautes finiront bien par faire infléchir les gouvernements. L'enjeu est de taille [<a href='http://samizdat.net/#nb2-5' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.numerama.com/magazine/14...' id='nh2-5'>5</a>], comme l'avait expliqué Benjamin Bayart, le président du FAI FDN : « l'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire. »</p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'>1</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/12299-Hadopi-jour-2-les-deputes-rejettent-la-licence-globale-version-2009.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/12...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2-2' id='nb2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='footnote'>2</a>] Version originale en anglais : <a href='http://www.numerama.com/magazine/12806-Warner-fait-supprimer-de-YouTube-une-conference-de-L-Lessig.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/12...</a> <br />Version sous-titrée en français : <a href='http://www.numerama.com/magazine/13809-video-sur-le-droit-d-auteur-lawrence-lessig-traduit-en-francais.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/13...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2-3' id='nb2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='footnote'>3</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/14543-sony-pictures-pulverise-le-box-office-et-accuse-toujours-le-p2p.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/14...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2-4' id='nb2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='footnote'>4</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/14513-le-piratage-meilleur-vecteur-d-exposition-pour-une-oeuvre-culturelle.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/14...</a></p> <p>[<a href='http://samizdat.net/#nh2-5' id='nb2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='footnote'>5</a>] <a href='http://www.numerama.com/magazine/14224-la-bataille-hadopi-1-livre-non-3-oeuvres-collectors.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/14...</a></p></div> <div class='rss_ps'><p><a href='http://www.numerama.com/magazine/14548-lawrence-lessig-couper-l-acces-internet-une-idee-terrible.html' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.numerama.com/magazine/14...</a> <br />Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com</p></div> Statut d'hébergeur : l'ASIC rassurée par un nouvel arrêt de la cour d'appel http://samizdat.net/actualites/article/statut-d-hebergeur-l-asic-rassuree http://samizdat.net/actualites/article/statut-d-hebergeur-l-asic-rassuree 2009-11-20T09:09:12Z text/html fr Aris <p>Opposée à la révision du statut d'hébergeur, l'ASIC, Association des services internet communautaires, se félicite d'une décision de justice dans un litige entre un ayant droit et une plateforme vidéo.</p> - <a href="http://samizdat.net/actualites/" rel="directory">Actualités</a> <div class='rss_texte'><p>Opposée à la révision du statut d'hébergeur, l'ASIC, Association des services internet communautaires, se félicite d'une décision de justice dans un litige entre un ayant droit et une plateforme vidéo.</p> <p>Dans son arrêt rendu le 16 septembre 2009, la cour d'appel de Paris affirme qu'un hébergeur, ici une plateforme de partage de vidéos, ne saurait être considéré comme un éditeur responsable des contenus diffusés. Selon la cour, les opérations techniques proposées « participent de l'essence du prestataire d'hébergement et n'induisent en rien une sélection par ce dernier des contenus mis en ligne. »</p> <p>Par ailleurs, la cour parisienne a estimé que « l'exploitation du site par la commercialisation d'espaces publicitaires, dès lors qu'elle n'induit pas une capacité d'action du service sur les contenus mis en ligne, n'est pas davantage de nature à justifier de la qualification d'éditeur du service. »</p> <p>Rassurée, l'ASIC, association créée en 2007 par Dailymotion, PriceMinister et les filiales françaises de Google, Yahoo et AOL, a déclaré jeudi dans un communiqué : « cet arrêt confirme la frontière entre hébergeur et éditeur. (Cette frontière) permet de préserver le statut créé au profit du développement de l'économie numérique tout en garantissant une protection des droits des tiers. »</p> <p><a href='http://www.lasic.fr/' class='spip_out' rel='nofollow' >http://www.lasic.fr/</a></p></div>